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Les engrais naturels ont la cote !

L’engrais est souvent vu d’un mauvais œil. Pourquoi ? Des idées reçues font d’abord penser qu’il est chimique et très dangereux pour l’environnement, comme pour l’homme. Mais tout n’est pas noir, et il est nécessaire de nuancer ! L’engrais est d’abord indispensable à la croissance des plantes. Des versions plus naturelles existent aussi et trouvent leur place dans nos campagnes.

Le printemps est signe de nouvelles cultures pour les agriculteurs. Les tracteurs sont donc de sortie pour semer les graines. C’est aussi le moment d’épandre de l’engrais, pour aider la plante à se développer et porter ses fruits. Plusieurs types d’engrais existent. Les engrais chimiques permettent une fertilisation précise, mais ont un certain coût écologique. Les engrais organiques, directement issus des exploitations agricoles, favorisent le circuit court et le recyclage. Aujourd’hui, ces derniers sont de plus en plus valorisés.

Quels sont les engrais naturels

Fumier : mélange de paille usée et de déjections animales.
Lisier : mélange d’eau et de déjections animales.
Purin : liquide issu du fumier.
Fiente : déjections des oiseaux et petits mammifères (ici, on parle particulièrement de la volaille).

Qu’est-ce qu’un engrais « de ferme » ?

Un engrais de ferme est un fertilisant entièrement naturel. Il s’agit simplement des déchets organiques ou animaliers produits au sein même de l’exploitation. Fumier, lisier, purin ou encore fiente… ces productions apportent aux cultures une part non négligeable d’azote, élément nécessaire à la croissance de la plante. Elles contribuent aussi à la fertilité du sol, en assurant son bon fonctionnement biologique.

De l’épandage, oui, mais pas 12 mois sur 12 !

L’utilisation de l’engrais est en effet très réglementée, tout comme la manière de le préparer et de le stocker. Il existe notamment certaines périodes de l’année où l’épandage est interdit, de façon à protéger l’environnement. En automne, par exemple, les engrais à consistance plus liquide sont interdits. Le sol est alors trop vulnérable en raison de la météo souvent pluvieuse. L’azote contenu dans l’engrais risque d’être plus facilement entraîné par l’eau dans le sol, et ainsi contaminer les nappes phréatiques. À l’inverse, le fumier, qui a une consistance plus solide et dit « à action lente » de par la libération tardive de l’azote qu’il contient, est autorisé les derniers mois de l’année. Il reste toutefois interdit d’octobre à la mi-novembre en zone « vulnérable ». La zone vulnérable constitue un périmètre de protection des eaux souterraines et de surface contre le nitrate d’origine agricole. La paille du fumier permet aussi de régénérer la terre en nutriments pour la culture suivante.

La protection de l’eau en prime !

Si les engrais naturels sont indéniablement meilleurs pour l’environnement, ils le sont aussi plus indirectement pour la qualité de l’eau. Sur base de valeurs de référence ou d’analyses, il est possible de connaître approximativement ou précisément leur teneur en azote. L’agriculteur peut alors réguler la quantité de fertilisant nécessaire à la culture. Cette pratique permet de ne pas surnourrir les sols, et ainsi éviter qu’un trop-plein d’azote ne s’y infiltre et rejoigne les ressources en eau.

Il est primordial, pour préserver notre environnement et notre eau, de penser la fertilisation de manière raisonnée, en épandant la juste dose d’engrais. L’aspect « circuit-court » confère à l’engrais de ferme une dimension supplémentaire bénéfique pour l’environnement : moins de production industrielle, moins de transport et moins de composants chimiques. En bonus, l’apport de matière organique permet au sol de rester bien fertile. C’est donc une façon écologique et économique de gérer sa ferme.

PROTECT’eau soutient les agriculteurs dans cette démarche. Les conseillers accompagnent et aident les agriculteurs dans l’utilisation de ces engrais, afin d’optimiser leurs bénéfices.

Article rédigé par PROTECT’eau

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