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Migration des batraciens !

Le printemps revient bientôt

En mars et avril, lorsque la température sera supérieure à 7°C et l’air légèrement humide à la tombée de la nuit, les batraciens sortiront discrètement des sous-bois pour rejoindre les plans d’eau.

Il existe, sur un territoire étendu et rural comme Genappe, plusieurs « routes migratoires ». Nous savons que des quartiers de Bousval, Houtain-le-Val et Glabais sont concernés grâce aux retours que nous avons des bénévoles qui veillent et aident aux traversées des batraciens.

Les risques lors de la migration

Les mâles, soucieux d’être les premiers à pouvoir s’accoupler, monteront parfois déjà sur le dos des femelles, plus grosses, et se laisseront tout simplement porter par celles-ci ! Du moins, si elles arrivent à traverser les multiples routes et escalader les bordures de trottoirs car, ainsi alourdies, cela les ralentit encore plus et les expose beaucoup plus longtemps aux roues de nos voitures qui les écrasent parfois par centaines. Vu le trafic s’intensifiant d’année en année, de moins en moins de batraciens parviennent aux plans d’eau pour y pondre leurs œufs ce qui menace la pérennité de l’espèce.

Après avoir passé l’été sous forme de têtards, les jeunes de l’année ressortiront de l’eau en septembre – octobre et traverseront les rues en sens inverse pour rejoindre les sous-bois afin d’y passer l’hiver. Ils mesureront alors environ 1 cm de long et passeront tout à fait inaperçus !

Comment puis-je agir ?

Nous avons tous, un rôle à jouer.

En voiture : évitez de circuler sur les rues concernées par les migrations de batraciens entre 19h30 et minuit (lorsque les conditions atmosphériques sont propices à leur sortie). Et si vraiment nous devons sortir en voiture et que nous voyons des batraciens encore vivants sur la route (de derrière le volant, cela ressemble furieusement à des feuilles mortes brunes !), prenons la peine de les éviter ! Les batraciens sont nos meilleurs alliés contre les limaces et les moustiques. Pensons-y, d’autant que les moustiques tigres, porteurs potentiels de la dengue, du Zika et du Chikungunia ont été signalés en Wallonie.

A pied : des bénévoles, équipés de vestes réfléchissantes, de lampes et de seaux font parfois du ramassage aux abords des « routes migratoires ». Si vous souhaitez les aider, envoyez-nous un mail à ZW52aXJvbm5lbWVudEBnZW5hcHBlLmJl et nous vous mettrons en contact avec eux. On n’est jamais trop nombreux et puis surtout, cela permet de réaliser des tournantes.

Ce que vous ne savez peut-être pas !

En ete, les marres deviennent, l’endroit de véritables petits concertos parfois peu appréciés par les riverains. Savez-vous que le coassement qui dérange n’est pas généré par les espèces de crapauds et grenouilles migrateurs qui traversent nos routes, mais par la grenouille rieuse qui, elle, hiverne tranquillement au fond de l’eau et ne migre donc pas. En écrasant les espèces migratrices, on favorise donc indirectement les tapageuses !

Pour en savoir plus 

www.batraciens.be

https://www.natagora.be/sauvetage-des-batraciens

https://typo3.natagora.be/fileadmin/Rainne/Brochures/grenouilles_sur_les_routes_RW_2010.pdf

https://typo3.natagora.be/fileadmin/Natagora/Volontariat/DL/MiB/batraciens_2019_BD.pdf

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