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Enquête Lérot : c’est reparti !

En 2019, nous vous avions déjà sollicité concernant le lérot, ce témoin révélateur de la bonne santé de notre environnement villageois et rural. Ce petit rongeur bien sympathique, protégé par la loi avait fait l’objectif de toute notre attention.

Vos contributions ont permis de doubler les mentions de présence du lérot connues avant enquête pour le Brabant wallon, telles que rapportées par le site Observations.be. Vous aussi vous pouvez encoder vos observations sur ce site moyennant l’ouverture d’un compte accessible avec mot de passe. L’encodage se fait ‘en cacher’ pour les espèces protégées, comme le lérot, et ne sont pas visibles au tiers autre que les validateurs de l’observation.

Qu’en est-il à Genappe ?

S’il y a plus de mentions pour des entités telles Braine-l’Alleud, Nivelles, Ottignies et Ramilies, Genappe n’est pas en reste comme le seraient peu d’autres entités. Les signalements de lérot à Genappe sont centrés sur Glabais, en limite de Genappe et Vieux-Genappe, avec des connexions hypothétiques vers Lasnes (Maransart), et à une échelle plus vaste du paysage, peut-être vers Nivelles (Thines, Nivelles Sud), Braine-l’Alleud (Lillois) et Waterloo. Nous n’insisterons jamais assez sur l’importance du paysage et des couloirs écologiques en tant que condition minimum nécessaire de maintien des populations de lérot. Le lérot peut se trouver dans les villages qui, comme à Glabais, présentent encore une mosaïque de parcelles de jardins au moins en partie sauvages avec vieux arbres, de prairies à moutons et vergers plantés d’arbres fruitiers hautes-tiges, des pâtures à vaches entrecoupées de haies libres qui représentent des lambeaux de bocages en connections avec des lisières boisées, des chemins creux aux talus embroussaillés. Les vieux murs couverts de lierre, les vieilles remises et annexes accessibles par un couvert végétal sont des lieux de prédilection des lérots, et parfois il suffit de quelques parcelles assez grandes, proches les unes des autres, et présentant ces caractéristiques pour qu’une famille/bourgade de lérots subsiste ... souvent bien isolée !

Bonheur et tristesse

Quel plaisir alors de les voir faire la sarabande et s’invectiver mutuellement ! Et en avant que je te poursuive sur le mur, passe par le câble de la régie pour rejoindre un arbre, et de là la haie où tu ne me retrouveras plus, et là je joue à cache-cache avec toi et te polissonne de mon regard noir de bandit ... On ne s’ennuie pas à les observer quand la chance se présente, et surtout à la saison de l’émergence des jeunes hors du nid. À ce moment nos petits lérots préados ont besoin d’explorer le monde toujours plus loin de jouer avec leurs frères et sœurs, souvent même en plein jour, et c’est là la période de tous les dangers.

En effet, les malveillants toujours prêts à éliminer indistinctement un rongeur, et surtout les chats domestiques chasseurs qui n’auront pas été maintenus à l’intérieur pendant la période sensible des nidifications de la faune sauvage, sont aux aguets.

Un besoin de protection

Ainsi s’il convient de conserver, restaurer, recréer des environnements propices aux lérots, il convient aussi d’agir sur la limitation des populations de chats domestiques dont la densité actuelle est insupportable en regard du maintien de la petite faune sauvage. Il convient aussi de défragmenter les paysages en supprimant les éclairages publics et privés qui impactent la faune nocturne et seraient inutiles en regard de nos besoins strictement justifiés, en créant des couloirs écologiques, en restaurant les trames dites noire (obscurité), verte (végétation) et bleue (zones humides et réseau hydrographique), en prenant des mesures appropriées aux points de croisement et superposition de ces trames, en freinant l’artificialisation de l’espace et du sol.

Plus pratiquement chez nous, à notre niveau, il s’agit de conserver sauvage une partie du jardin, garder des vieux arbres creux ou sénescents, planter des fruitiers hautes-tiges et des haies libres. Un programme d’actions, retardé pour cause d’épidémie, sera proposé ultérieurement, mais en attendant un approfondissement de la sensibilisation n’est jamais inutile.

Un nouvel appel à témoins

Cette année 2021, Natagora Brabant wallon relance et intensifie l’enquête relative au lérot. Tous les témoins ou observateurs, et mêmes personnes en souhait de recherches de lérots sont appelés à collaborer, soit en envoyant un courriel à l’adresse c2FteW5kaWRpZXIxQGdtYWlsLmNvbQ== soit en encodant l’observation sur le site https://observations.be , en mentionnant une date et un lieu précis. Cette enquête restera continue et peut faire l’objet échanges directs par courriel à l’adresse de Didier Samyn. Même si vous n’êtes pas trop familiarisé avec l’observation de la faune, mais que vous avez bien reconnu le lérot, même dans vos souvenirs passés, n’hésitez pas à nous contacter ; toutes les informations sont précieuses. D’avance, nous vous adressons un tout grand merci !

Renseignements :
Service Environnement - 067/79.42.29
Didier Samyn, contact Natagora local pour Genappe c2FteW5kaWRpZXIxQGdtYWlsLmNvbQ==

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