REVITALISATION DE L’ILOT MINTENS : résultats de l’enquête citoyenne

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C’était une première, à Genappe, et probablement sous cette forme-là en Wallonie ! La ville de Genappe a décidé de faire participer ses habitants à la revitalisation d’un îlot de 1,64 hectare, en commençant par les interroger lors d’une première phase d’enquête.

La méthodologie consistait à démarrer avec les personnes les plus directement impactées par la revitalisation de cet îlot : les riverains (rues de Charleroi, de Ways et Jean Mintens) et les commerçants du centre, et puis d’aller vers les habitants de tout Genappe et les usagers du centre, c’est-à-dire celles et ceux qui y passent régulièrement sans y habiter.

261 personnes ont ainsi participé à cette enquête, dont 36 riverains et 21 commerçants. Eux sont directement concernés. Mais qui sont les habitants qui ont participé ? Il s’agit principalement d’habitants de Genappe-centre, de Vieux-Genappe, de Loupoigne et de Baisy-Thy, c’est-à-dire probablement les villages dont les habitants passent le plus souvent par le centre de Genappe (en comparaison avec les habitants de Bousval, Glabais, etc.). Ce sont effectivement des habitants qui passent, pour près de la moitié (48,7%), tous les jours à proximité de l’îlot Mintens, et si pas tous les jours, au moins 3 à 4 fois par semaine (29%). Ce sont également des habitants qui vivent très majoritairement depuis plus de 10 ans à Genappe (66%) et qui sont attachés au centre de la Ville (score moyen de 3,8 sur 5).

 Si le centre de Genappe ne paraît ni trop stressant, ni réellement sécurisant, à l’heure actuelle, il paraît par contre accessible (score de 3,5/5), en particulier pour les riverains. Les scores les plus négatifs concernent son aspect désert et délabré (score en négatif : 2,3/5). Plusieurs riverains ont avoué ne plus oser faire des travaux dans leur habitation, depuis que, il y a plusieurs années déjà, le projet de rénovation est discuté.

A Genappe, comme partout, la question de la mobilité est centrale. L’enquête permettait de faire le point sur les pratiques actuelles des habitants de Genappe lorsqu’ils se rendent dans le centre, ainsi que sur leurs attentes en matière de mobilité. Clairement, c’est la voiture qui domine quant à la manière de se rendre dans le centre de Genappe lorsqu’on n’y habite pas. Néanmoins, lorsqu’on y habite, les déplacements à pied sont très majoritaires : 71% des riverains affirment se déplacer à pied dans les rues adjacentes à l’îlot tous les jours.

La voiture et les déplacements à pied représentent plus de 97% des déplacements que nous avons observés. Les 3% restants rassemblent les 2 roues et les transports en commun. De ce fait, les mauvaises conditions pour se déplacer à pied le long de la rue de Charleroi et à son croisement avec la rue de Ways (le carrefour au centre de Genappe) sont mentionnés par près de la moitié des répondants.

 

Mais vers quelle mobilité aller ? Comme on pouvait s’y attendre (mais l’enquête permet de le chiffrer), les riverains et les habitants sont plus favorables à des aménagements favorisant la mobilité douce, et les commerçants, des aménagements favorisant les déplacements en voiture. Favoriser les déplacements à pied représente la priorité qui devra guider la revitalisation de l’îlot Mintens, pour la majorité des riverains. Ce n’est que la 3ème priorité pour les commerçants, après l’augmentation de l’offre de parkings et l’établissement de nouveaux commerces.

Alors, pour autant, faut-il mettre les rues adjacentes à l’îlot Mintens en « zone de rencontre » ou « voirie partagée » (pour rappel, les voitures peuvent y circuler, mais à 30 km/h et les piétons sont prioritaires sur l’ensemble de la chaussée) ? Si les avis sont similaires sur les rues de Ways et Jean Mintens (mauvaise idée pour la première, bonne idée pour la seconde), les avis sont beaucoup plus partagés pour la rue de Charleroi ! Parmi les riverains, on est soit tout à fait « pour », soit tout à fait « contre ». Peu d’avis mitigés. Seuls les habitants (donc celles et ceux qui n’habitent pas autour de l’îlot Mintens) y sont plus généralement favorables.

Du côté des commerçants, c’est surtout des parkings que l’on demande. C’est une priorité pour plus de 60% d’entre eux. La demande est assez présente également après des riverains : il faut dire qu’un riverain sur quatre déclare rencontrer tous les jours des difficultés à trouver une place de parking. On comprend qu’ils soient plus de 60% à demander que la revitalisation de l’îlot Mintens prévoit des places de parking en extérieur, dans l’îlot, et encore plus (71,4%) qu’un parking souterrain soit construit.

Mais où mettre ces parkings ? L’enquête montre que les habitants sont prêts à marcher un peu plus que ce qu’on pense parfois parmi les commerçants. En moyenne, les habitants affirment effectivement être prêts à parcourir 244 mètres entre leur place de parking et le commerce ou le service auquel ils se rendent. Bien sûr, cela demande qu’il soit agréable de se déplacer à pied dans le centre de Genappe, et cela concerne autant la sécurité que l’attrait. 65% des habitants restent garés 1 heure ou moins lorsqu’ils viennent dans le centre de Genappe (27% moins de 30 min., 38% entre 30 min. et 1 h).

 

Lorsqu’ils viendront dans le centre de Genappe, ces habitants du grand Genappe, ce sera peut-être pour des commerces de proximité. C’est en tout cas une demande qui ressort de l’enquête : la revitalisation de l’îlot devrait prévoir des surfaces commerciales pour des petits commerces de proximité : crèmerie, droguerie, épicerie, etc. Les commerces sont d’ailleurs plus généralement demandés qu’une augmentation du nombre de logements, même si c’est surtout un équilibre qui est souhaité.


Même chose pour les types de logements : l’expression « un peu de tout » serait la plus proche de ce qui ressort de l’enquête, avec une préférence pour les appartements 2 chambres.

De manière générale, les répondants plébiscitent une mixité dans les logements, avec des logements plus abordables financièrement, des logements avec un accès réfléchi pour les personnes âgées, et une attention particulière à celles et ceux dont la mobilité est réduite. Tout cela dessine progressivement une vision du centre de Genappe, au sein et autour de l’îlot Mintens, comme un lieu « accueillant » pour tout le monde.

Cela est encore renforcé par la demande pour des espaces verts, en particulier pour les habitants et les riverains. A ce niveau, le parc de la Dyle, en contrebas de l’îlot, constitue un atout formidable mentionné par de nombreux répondants.

 

Au final, le mot le plus choisi par les répondants, pour qualifier les abords de l’îlot, dans l’idéal et une fois la revitalisation effectuée est… « Accueillant » ! Et cela pour toutes les catégories ! Le mot « vert » arrive en seconde position pour les riverains, « accessible » pour les commerçants, et « vivant » pour les habitants. Voilà donc le cadre général qui ressort de cette enquête auprès de la population : un centre de Genappe accueillant pour tout le monde, vert pour celles et ceux qui y vivent, et vivant et accessible pour que les habitants aient envie de s’y rendre régulièrement et puissent le faire facilement…

Maintenant vont débuter les ateliers urbains, où riverains, commerçants, experts et représentants de la Ville vont se mettre autour de la table et construire cela tous ensemble !

 

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